Le droit à la déconnexion [AMIRIS, pour ACCELR]

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La loi El KHOMRI introduit le « droit à la déconnexion numérique » applicable depuis le 1er janvier 2017.

Pourquoi instaurer ce droit ?

L’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle est nécessaire à notre bonne santé physique, mentale et sociale. L’utilisation des outils numériques, notamment hors des « horaires de travail » (le week-end, le soir, durant les congés, …. ) menace cet équilibre et, de ce fait, est génératrice de stress.

Le Stress est responsable en France de :

  • 50 à 60% des journées non travaillées (secteur privé) soit environ 30 millions de journée
  • 300 à 400 suicides auxquels il faut ajouter les 150 suicides de paysans. En France, chaque année, nous comptons prés de 12.000 décès par suicide sur environ 150.000 tentatives  (la route « ne tue » qu’environ 3.500 personnes durant la même période !).

De plus le stress favorise l’apparition de maladies psychiatriques (comme la dépression), cardiovasculaires, digestives, troubles musculo-squelettiques (TMS), troubles du sommeil, …

Cette problématique dépasse le cadre du travail et devient un réel enjeu de santé publique.

Le cadre réglementaire que nous impose la loi peut être une opportunité pour analyser et optimiser le fonctionnement de l’Entreprise en replaçant au centre de cette réflexion le véritable capital de l’entreprise qu’est son capital humain.

En travaillant sur l’amélioration des conditions de travail, des entreprises ont évalué l’impact des communications (mail et téléphone) sur leurs collaborateurs.

Le constat est le suivant :

L‘interruption du travail occasionne :

  • une perte de productivité d’environ estimé à 15 min (temps nécessaire pour reprendre le cours de son travail initial)
  • une déconcentration générant une augmentation des erreurs
  • une augmentation du stress des collaborateurs se traduisant par un impact négatif sur les relations sociales (agressivité accrue, diminution de l’entraide, …)

Or, dans la masse des mails et autres communications téléphoniques traitée par chaque collaborateur, une quantité négligeable a été reconnue comme urgente, nécessitant une réponse immédiate.

Après la mise en place de « règles de communication », ces entreprises ont constaté :

  • une amélioration de la productivité de leurs collaborateurs
  • une amélioration de la qualité du travail effectué
  • une amélioration des rapports sociaux
  • des collaborateurs moins stressés
  • et même, dans certain cas, une diminution des heures supplémentaires.

L’amélioration des performances de l’entreprise passe par l’amélioration des conditions de travail des salariés qui la composent.

Michel AUBERT, AMIRIS, pour ACCELR

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